EN : Arrache convoqué contre le Brésil

EN : Arrache convoqué contre le Brésil
EN : Arrache convoqué contre le Brésil


De retour sur les terrains en janvier dernier au sein de l'Olympique de Marseille, l'Algérien Salim Arrache revient de très loin. Victime d'une grave blessure au genou, il y a plus d'un an alors qu'il jouait au RC Strasbourg, il a traversé une dure période faite d'une longue convalescence, de doute et d'incompréhension dans son club. Laissé libre par Strasbourg, il est récupéré par l'OM durant le mercato d'hiver. Du fait du manque de préparation, il n'a pas été utilisé souvent lors de la deuxième partie du championnat de la saison passée. Il s'entraînait quand même avec le groupe histoire de retrouver son rythme. Le staff technique le préparait pour la présente saison, même s'il a été incorporé durant quelques minutes lors de quelques matches. Cet été, il fait partie intégrante du groupe marseillais pour la saison 2007-2008. Il a retrouvé ses capacités physiques et a participé à plusieurs matches amicaux où il s'est pas mal débrouillé, à tel point qu'il s'est attiré même la sympathie des supporters marseillais qui ont suivi les matches amicaux. Bien que concurrencé au couloir gauche par un certain Boudewijn Zenden, ramené par la direction de l'OM pour sa longue expérience internationale au plus haut niveau au sein de grands clubs d'Europe (Ajax, Barcelone, Liverpool...) ainsi qu'avec la sélection des Pays-Bas, l'ailier algérien compte être plus qu'une doublure. Son ambition et le niveau qu'il a retrouvé lui valent d'être rappelé en sélection nationale à l'occasion du match amical devant avoir lieu le 22 août face au Brésil à Montpellier. Un retour par la grande porte qui ravit le joueur, bien décidé cette fois, après de longs mois de galère et de malchance, à saisir les opportunités qui se présentent à lui tant avec son club qu'avec la sélection nationale.


«La sélection m'a manqué»
La méchante blessure que vous avez contractée l'année dernière est maintenant derrière vous puisque vous venez d'effectuer toute la préparation d'intersaison avec l'OM. Croyez-vous être prêt pour cette nouvelle saison ?
Je le crois. J'ai fait la préparation avec le groupe, j'ai participé à plusieurs matches amicaux au cours desquels je me suis senti bien, j'ai joué un petit quart d'heure lors du premier match du championnat face à Strasbourg... Bref, je retrouve petit à petit mon niveau. Inch'Allah, cela se passera bien pour moi cette saison.

Cette blessure a freiné un peu votre carrière puisqu'à un certain moment, vous vous êtes retrouvé sans club et écarté de la sélection algérienne. Est-ce que ça vous a fait mal ?
Evidemment. On ne peut pas être éloigné de la sélection de son pays sans ressentir de l'amertume, surtout à un moment où l'équipe amorçait son redressement. Je me consolais toutefois en me disant que c'est ma blessure qui m'éloignait de la sélection et non pas mes mauvaises performances.

L'Algérie vous a manqué tant que ça ?
Oui, elle m'a vraiment manqué. Je suivais les matches à la télévision en regrettant de ne pas y être, surtout au 5-Juillet. Là, je viens de recevoir une convocation pour le match amical contre le Brésil et je suis vraiment content de retrouver la sélection.

Pensez-vous que l'Algérie a encore des chances de se qualifier pour la CAN-2008 alors qu'une victoire en Gambie ne sera pas forcément suffisante pour passer ?
De toute façon, il ne faudra pas calculer dès maintenant par rapport aux autres. Il nous faudra gagner face à la Gambie, puis espérer des résultats favorables dans les autres matches. Ce qui est certain, c'est que ça sera difficile.

Vous, les internationaux, êtes en contact entre vous. Dans vos discussions sur la CAN-2008, est-ce que vous gardez réellement espoir ?
Bien sûr que nous gardons espoir. Sinon, à quoi bon jouer ? Nous ne sommes pas si mal que cela puisque nous étions leaders de notre groupe depuis le début, jusqu'à la dernière défaite à domicile. Donc, il faut garder espoir.

Etes-vous content qu'il y ait avec vous, à l'Olympique de Marseille, un compatriote qui est en même temps un coéquipier en sélection, Karim Ziani ?
Cela fait plaisir. Je trouve que c'est un bon joueur qui va nous apporter beaucoup.
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# Posté le samedi 11 août 2007 04:41

Ziani : «Contre le Brésil, nous jouerons pour gagner»

Ziani : «Contre le Brésil, nous jouerons pour gagner»
Ziani : «Contre le Brésil, nous jouerons pour gagner»

C'était dans l'air depuis la finale de la Coupe de France en mai dernier entre l'Olympique de Marseille et Sochaux, et même avant : Karim Ziani, l'un des joueurs les plus convoités en France durant l'intersaison, est passé à l'OM. Le petit lutin algérien vient, en deux ans, de passer de l'anonymat de la Ligue 2 vers les feux de la rampe au sein du club le plus médiatisé de France. Du coup, la stratégie de gestion de son parcours sportif se révèle avoir été sage, réfléchie et judicieuse. La tête bien sur les épaules, bien conseillé par son père, Ziani suit rigoureusement le «plan de carrière» qu'il s'est tracé. Un plan fait de passages d'étape graduels, sans brûler les étapes ni griller le talent dans son affirmation. En débarquant à l'OM à 25 ans, l'international algérien est à l'heure dans le timing de sa carrière. Ce qui ne gâte rien, c'est qu'il est également à l'heure pour une saison que les observateurs jugent -et espèrent- comme étant celle du renouveau de l'Olympique de Marseille sur la scène française et européenne.

Moins on dit, plus on fait, mieux c'est
En effet, cela fait des années qu'il n'y a plus autant de grands talents réunis au sein du champion d'Europe de 1993. Avec pas moins de huit internationaux, toutes nationalités confondues, l'OM «a de la g...», pour reprendre la prédiction gouailleuse d'un vieux Marseillais, un maillot tout fraîchement floqué du nom de Zenden sur le dos. Ici, il n'y a aucun doute : il faut être champion ! Ce n'est pas «on peut», mais «il faut» ! A Marseille, on connaît bien les nuances de la langue française. Alors, que joueurs et adversaires se le tiennent pour dit : les supporters de l'OM n'accepteront rien d'autre que le titre. Ziani, pas né de la dernière pluie, le sait très bien, mais il n'a pas froid aux yeux. Avec sa discrétion habituelle, il vient, s'entraîne, s'adonne à ses obligations envers les partenaires médias et les sponsors du club, joue les jours de match et rentre chez lui. Il sait au fond de lui que dans un club comme Marseille, moins on dit, plus on fait, mieux c'est. Qu'il doit plus surveiller ce qu'il dit que ce qu'il fait sur le terrain. Chaque phrase, chaque propos, chaque parole sont disséqués, analysés, décodés, décryptés et parfois même déformés. «A Marseille, il faut savoir parler avant même de savoir jouer», explique Serge, supporter quadragénaire qui se rappelle très bien ce qui en avait coûté, à l'époque, à Christophe Dugarry pour avoir eu quelques paroles peu amènes à l'égard du club et des supporters. Ce n'est pas de Ziani qu'il faudra attendre une attitude similaire, lui qui, en plus de sa réserve naturelle, a été instruit de ce qu'il ne faut pas faire à l'OM.


Nasri et Ziani, entre artistes
Bonne nouvelle : la défense marseillaise est solide avec zéro but encaissé en deux matches. Mauvaise nouvelle : l'attaque marseillaise est toujours muette après deux journées de championnat. Deux rencontres, deux nuls blancs : les débuts de l'OM ne sont pas à la hauteur des 42 000 abonnements de cette saison (un chiffre qui aurait pu être plus important si le club n'avait pas imposé un plafond pour le nombre d'abonnés), ni des 60 000 spectateurs présents au stade Vélodrome samedi dernier pour le premier match à domicile face à Rennes. Dans les deux matches, Karim Ziani a été l'un des meilleurs de son équipe, du moins au niveau de la maîtrise technique balle au pied. D'ailleurs, contre Rennes, il a été l'auteur de l'occasion la plus franche pour l'OM lorsque, à la 32', il a été démarqué très intelligemment par Nasri dans la surface de réparation, avant de voir son tir du pied gauche percuter le poteau droit et sortir. Entre Samir et Karim, il y a l'esquisse d'une entente entre artistes. Malheureusement pour les deux, Nasri a dû être remplacé à cause d'une légère blessure. Dans la presse française et parmi les supporters, ce n'est pas le talent des joueurs qui est remis en cause, mais plutôt le travail du staff technique qui, selon eux, ne tire pas le meilleur de la multitude de talents qu'il a sous la main. Un Boudewijn Zenden, qui a pourtant été titulaire au sein de Liverpool la saison dernière, surtout en Ligue des champions, accumule les prestations médiocres depuis le début de la préparation, ce qui est l'indicateur que le problème n'est pas en lui. Pour le plus grand bonheur des joueurs, ils n'auront pas à subir longtemps la grogne des supporters et de la presse locale puisqu'ils enchaînent avec deux autres matches de championnat, ce mercredi à Valenciennes et dimanche prochaine contre Nancy. En attendant, Ziani est épargné par les critiques. On loue même sa polyvalence, tout en soulignant qu'il ne donnera la pleine mesure de son talent qu'une fois qu'il aura joué plusieurs matches en association avec Nasri poursuivant son bonhomme de chemin, décidé à réussir cette nouvelle étape de sa carrière. Ce qui est certain, c'est qu'il commence à mettre les exigeants supporters marseillais dans sa poche.


«Il faut régler le problème des terrains en Algérie»

Vous êtes désormais joueur de l'Olympique de Marseille, un club d'envergure en France et en Europe. Est-ce un saut qualitatif dans votre carrière ?
C'est un club qui me permet de passer à un niveau supérieur dans ma carrière. Il y a tout ce qu'il faut. Toutes les conditions sont réunies pour faire du bon travail. Il y a un grand public, mais également de grandes attentes. En un mot, c'est un super club.

Comment avez-vous été accueilli, sachant que c'est un club particulier avec des supporters passionnés et exigeants ?
J'ai été très bien reçu. De ce côté-là, ça va. J'ai été bien adopté par l'effectif et par le staff. Tout s'est bien passé.

Dès le départ, vous aviez refusé le statut de successeur de Franck Ribéry, mais voilà que vous avez dû remplacer Samir Nasri dans le rôle de meneur de jeu durant le premier match contre Strasbourg. Votre polyvalence est-elle un atout aux yeux du staff technique de l'OM ?
Il est certain que je peux jouer à tous les postes, mais le poste où je me sens le mieux -et tout le monde le sait-, c'est sur les côtés. Cela dit, je joue là où on me demande de jouer car il y a aussi les choix du coach qui interviennent. J'espère apporter ce qu'on attend de moi là où on me met, même si, au risque de me répéter, je préfère jouer sur les côtés.

Avez-vous discuté avec votre entraîneur, Albert Emon, de votre positionnement sur le terrain ?
Pas spécialement. Je ne me prends pas la tête avec ça. C'est à lui de décider où je vais jouer et je dois me donner à fond dans le rôle qu'il me donnera.

Comment jugez-vous les débuts de l'OM en championnat contre le RC Strasbourg (entretien réalisé avant le match de samedi dernier contre Rennes, ndlr) ?
Nous avons pris un point à l'extérieur, ce qui est positif car nous avons été costauds défensivement. Cela dit, nous n'avons pas eu le rendement offensif souhaité. Nous ne nous sommes pas créé beaucoup d'occasions, nous n'avons pas bien joué. Cela dit, nous restons solidaires et confiants.

La sélection nationale s'apprête à jouer un match amical de prestige contre le Brésil qui précédera le dernier match des qualifications pour la CAN-2008 contre la Gambie. Pensez-vous, en toute franchise, que l'Algérie peut encore se qualifier ?
Tant qu'on a une chance, il faut la jouer à fond. On ne sait jamais ce qui peut se passer en football. Vous avez bien vu ce qui s'est passé pour nous à domicile face à la Guinée alors que personne ne s'y attendait. Il y a toujours des retournements de situation imprévisibles. Même si nous ne terminerons pas en tête de notre poule, nous pouvons encore nous qualifier parmi les meilleurs deuxièmes. Ce qui est certain, c'est qu'en cas de qualification, nous montrerons un meilleur visage durant la CAN-2008 car nous aurons, entre-temps, une bonne préparation.

L'équipe nationale est particulièrement motivée contre les grandes équipes, comme cela a été le cas contre l'Argentine, mais tombe dans la facilité contre des formations supposées être de moindre envergure. Serez-vous motivés contre le Brésil ?
Nous le serons dans la mesure où nous devons faire honneur au maillot qu'on porte. Cela dit, il ne faut pas oublier que, face à l'Argentine ou le Brésil, on ne joue pas dans les mêmes conditions que face à la Guinée. Franchement, en Algérie, nous ne sommes pas mis dans les meilleures conditions pour jouer du beau football parce que nous n'avons pas de bons terrains, alors que lors de nos matches disputés contre de grandes nations en Europe, nous évoluons sur de bons terrains. L'équipe nationale est constituée essentiellement de joueurs qui sont portés sur la technique et la vitesse, et l'état du terrain ne nous permet pas de nous exprimer pleinement. Nous devons avoir, en Algérie, un bon terrain, digne de notre pays, comme ceux qui existent en France. Il faut régler ce problème.

Contre le Brésil, chercherez-vous le résultat à tout prix, quitte à vous regrouper derrière, ou à faire une belle prestation ?
Moi, je cherche toujours à gagner un match. C'est vrai que ce ne sera pas du tout une partie de plaisir, mais cela reste un match amical qui nous permettra de continuer à travailler tous ensemble.

Comme c'est le cas ces dernières années, vous êtes nominé cette année aussi pour le Ballon d'Or algérien de la saison 2006-2007. Visez-vous le remporter à nouveau ?
Bien sûr, et je fais tout sur le terrain pour pouvoir le gagner de nouveau. Cela dit, il y a de très bons joueurs qui sont candidats comme moi et ils le méritent aussi. On verra ce que donnera le vote.

Entraînements en présence de la... police
Les supporters de l'OM sont capables d'attendre de longues heures, parfois sous la pluie, pour voir de près leurs idoles. Les plus chanceux parviennent à arriver jusqu'aux abords du terrain d'entraînement, alors que les autres font le pied de grue à l'entrée de la Commanderie, encadrés par des... policiers. En effet, l'OM est le seul club en France dont les entraînements, surtout lorsque les résultats suivent, se font en présence de policiers aux alentours. Plus même : suivant l'affluence au portail principal, les agents de sécurité affectés au parking des joueurs, informés, par talkies walkies, indiquent aux joueurs s'ils doivent sortir par là ou par une entrée de service discrète donnant sur un chemin communal.


Près des c½urs, mais loin des yeux
Compte tenu de la passion des Marseillais pour le football et pour leur club, il est impossible aux joueurs de l'OM de résider à Marseille. Cela a toujours été le cas, depuis de longues années. Lorsqu'un nouveau joueur débarque au club, la direction du club lui conseille toujours de trouver une résidence en dehors de la ville s'il ne veut pas être harcelé par les fans. Karim Ziani a tenu compte de ce paramètre en choisissant une belle maison à Aix-en-Provence, à une trentaine de kilomètres de Marseille. Depuis qu'il est arrivé au sein du club, il limite ses sorties dans la ville au strict minimum. D'ailleurs, il ne vient généralement à Marseille que pour les entraînements et les matches. Autrement, il reste chez lui, auprès de sa femme et de sa fille, ou sort en famille dans des endroits discrets loin de la ville. C'est l'inconvénient d'être star.


Karim le Harrachi a croisé Karim le Marseillais
Jeudi dernier, Karim, jeune Algérien du quartier Lavigerie (près d'El Harrach), est finalement arrivé à ses fins : approcher les joueurs de l'OM, son club préféré. Au prix d'une tenace obstination, et après plusieurs tentatives, il a pu obtenir un visa d'un mois pour la France. Alors, il s'est mis en tête d'entrer à la Commanderie avec les supporters pour suivre les entraînements. Il y est parvenu, non sans ruser. Finalement, il a pu avoir des autographes de Cissé, Nasri, Givet, Rodriguez, Arrache et Cana, sans oublier Ziani. Ce dernier, en apprenant que c'est un compatriote, lui a même accordé la faveur de prendre une photo avec lui dans sa voiture. «J'en rêvais depuis des mois et je suis content que j'aie pu le faire. Et puis, concrétiser ce rêve alors que Ziani et Arrache sont dans le club, c'est le top», nous a avoué Karim, heureux.


Une fresque du drapeau algérien au stade Vélodrome
Les supporters algériens de l'Olympique de Marseille l'avaient promis, ils l'ont fait : pour son premier match sous le maillot de l'OM au stade Vélodrome, Karim Ziani a été accueilli par une immense fresque dessinée par eux et représentant le drapeau algérien, avec une banderole où il est écrit blanc sur bleu «N°6 ZIANI» (voir photo). Cette manifestation de ses compatriotes supporters a énormément touché l'international algérien, heureux du soutien des siens.


La fresque sera présentée lors de Brésil-Algérie
La présentation d'une fresque du drapeau algérien par les supporters algériens de l'OM était destinée à accueillir Karim Ziani, mais il s'agissait aussi d'une répétition avant le match amical entre le Brésil et l'Algérie qui aura lieu le 22 août prochain à Montpellier. En effet, ces supporters seront présents en force au stade de La Mosson pour soutenir la sélection algérienne.


Pénibles, les séances... d'autographes
A la Commanderie, le centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille, il y a la séance d'entraînement... et la longue séance de dédicaces et de photos avec les supporters. Plus que dans un autre club, il ne s'agit pas d'une simple banalité, de signatures sur deux ou trois bouts de papiers pris au hasard. C'est une culture, voire une énorme corvée pour certains joueurs, conscients qu'il leur suffit de commencer par un autographe pour en avoir pour une dizaine de minutes au bas mot, si ce n'est pas... une demi-heure. Karim Ziani, pas trop expansif de nature, a été au début surpris par cette proximité avec les fans, mais il s'est prié à la règle de la maison en s'attardant lui aussi dans les séances de dédicaces, surtout qu'il est parmi les plus sollicités, au même titre que Nasri, Zenden, Cissé, Cana et Carrasso.
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# Posté le lundi 13 août 2007 03:14

Modifié le lundi 13 août 2007 04:05

Cherrad promet aux Chnaoua : «Tôt ou tard, je viendrai jouer au Mouloudia»

Cherrad promet aux Chnaoua : «Tôt ou tard, je viendrai jouer au Mouloudia»
Cherrad promet aux Chnaoua : «Tôt ou tard, je viendrai jouer au Mouloudia»

Actuellement sans club, l'ex-attaquant vedette des Verts, Abdelmalek Cherrad, évoque tous ses contacts durant l'intersaison, y compris celui du Mouloudia d'Alger, dont il a décliné poliment la proposition. Il explique dans cet entretien exclusif que son état d'esprit actuel ne lui permet pas de venir jouer en Algérie.
- Quelles sont les nouvelles de Cherrad ?
- Dieu merci, je vais très bien. C'est vrai que je suis actuellement sans club depuis que mon contrat avec Bastia a expiré. Mais cette situation ne va pas durer longtemps puisque je suis en train d'étudier des propositions de plusieurs clubs, ici en France. En principe, je trancherai sur mon avenir avant le 31 août, date butoir des transferts.

- Entrons directement dans le vif du sujet. D'après nos informations, vous avez été approché par le Mouloudia d'Alger, le confirmez-vous ?
- Effectivement, j'ai eu ces derniers jours le président du MCA au téléphone. Il m'a appelé, je crois, lundi dernier pour me faire une offre que j'ai jugée sérieuse et correcte. Je ne vous cache pas que j'étais très surpris et touché par l'intérêt d'un club de mon pays qui en plus est le Mouloudia. Mais comme j'étais pris de court, j'ai demandé au président du Mouloudia une petite période de réflexion afin de rendre une réponse définitive.

- Apparemment, vous avez refusé l'offre ?
- J'ai bien réfléchi à cette proposition et quand le président m'a rappelé au bout de deux jours, je me suis excusé auprès de lui en déclinant poliment sa proposition.

- Pour quelle raison au juste ?
- J'étais très franc avec ce monsieur dont l'esprit professionnel m'a beaucoup surpris. Je lui ai fait comprendre que mon actuel état d'esprit ne me permet d'aller jouer en Algérie. J'ai 26 ans, et je veux toujours rester en France et relancer ici ma carrière. J'ai fait une excellente phase retour avec Bastia et j'attends pour opter pour un club ambitieux en ligue 2, et pourquoi pas, une formation de ligue1 pour prouver ma véritable valeur.

- C'est le nouveau président du MCA Karcouche qui vous a appelé ?
- Franchement, je n'ai pas pu retenir le nom. Mais je sais qu'il n'a que 39 ans, comme il me l'a précisé.

- Alors ça doit être Khaled Adnane, le président de la section football du club...
- Oui, je crois que c'est lui. Franchement, il m'a semblé qu'il avait de la personnalité et un esprit professionnel. Je voulais répondre à son invitation pour aller le rencontrer à Alger, malheureusement ce n'était pas possible pour moi. Il m'a beaucoup parlé du principal objectif du club, à savoir gagner le championnat. Ça m'a vraiment plu, surtout que mon ami Benhammou vient de signer dans ce club. Mais pour être honnête, je préfère continuer à jouer en France en tentant un autre challenge sportif. Cela dit, je ne ferme pas les portes pour l'avenir.

- C'est-à-dire ?
- J'ai dit au président du Mouloudia que je pourrais, par exemple, venir la saison prochaine ou plus tard. Après tout, c'est un honneur pour moi de porter le maillot d'un des plus grands clubs du bled. On va voir comment vont se dérouler les choses pour moi à l'avenir.

- Le grand public du Mouloudia a commencé à rêver de vous à la pointe de l'attaque de son équipe...
- Oui, les fameux Chnaoua, je connais très bien. C'est vraiment un public impressionnant. Je pense que c'est une chance d'évoluer à chaque match devant 50 000 spectateurs. J'espère que j'aurais un jour l'occasion de vivre toutes ces sensations avec le Mouloudia, et je le pense vraiment du fond du c½ur.

- Mis à part le Mouloudia d'Alger, avez-vous été sollicité par d'autres clubs algériens ?
- Non, il n'y a que le Mouloudia qui m'a approché. Sinon, tous mes contacts sont en France.

- Justement, pouvez-vous nous faire part des propositions que vous avez eues en France ?
- D'abord, il y a Bastia qui me propose un nouveau contrat de deux ans. D'ailleurs, le président m'appelle souvent qui insiste pour que je revienne. Il y aussi l'entraîneur de l'autre club corse d'Ajaccio, Gernot Rohr qui tient à me recruter. Et puis, j'ai eu des touches un peu partout de la part des clubs de ligue 2, mais aussi de ligue 1.

- De quels clubs de ligue 1 s'agit-il au juste ?
- J'ai eu des approches avec les trois équipes promues, à savoir Caen, Strasbourg et Metz, mais pour le moment, il n'y a rien d'officiel. Je préfère me donner un peu de temps pour trouver un bon club qui me procure une stabilité permanente. L'année 2007 a été réussie pour moi puisqu'en quatre mois, j'ai pu marquer sept buts avec, en sus de nombreuses passes décisives. C'est pourquoi je veux continuer sur ma lancée pour cette deuxième partie de l'année.

- Pourquoi n'avez-vous pas rempilé avec Bastia ?
- C'est uniquement en raison des problèmes financiers qui m'ont perturbé au moment où je me donnais à fond avec mon équipe. Le président m'a promis un changement. Je suis en train de réfléchir à sa proposition. En attendant, il m'a demandé de venir m'entraîner avec le groupe, mais j'ai refusé, car j'ai trouvé cela inopportun.

- Et si on parle de l'équipe nationale d'Algérie. Suivez-vous toujours les nouvelles de la sélection ?
- On va jouer contre le Brésil le 22 août à Montpellier n'est-ce pas ? C'est vraiment une très bonne chose pour notre pays de jouer une rencontre d'un tel niveau, comme ça a été le cas récemment contre l'Argentine. Ce jour-là, j'étais vraiment émerveillé par la qualité de jeu développé par notre équipe. J'aurai bien voulu être de la partie en voyant mes coéquipiers défier les stars argentines sur la pelouse du Nou Camp. Dommage qu'ils n'ont pas su gérer leur euphorie lors du match suivant face à la Guinée et ils ont payé ça très cher.

- C'était vraiment le match qu'il ne fallait pas perdre !
- J'étais très déçu par cette défaite inattendue face à la Guinée que je ne pourrais expliquer. J'avais une pensée pour tous ses supporters qui étaient au stade avec mes copains de la sélection, mais aussi à Cavalli qui, faut-il l'avouer, a fait du très bon boulot en sélection. Je tiens à préciser au passage que je n'ai aucun problème avec Cavalli à qui je souhaite une grande réussite avec l'Algérie. Maintenant, il faudra gagner en Gambie pour espérer se qualifier à la CAN.

- Même une victoire en Gambie ne suffit pas pour aller au Ghana, puisqu'il faut espérer se classer parmi les meilleurs deuxièmes des groupes, ce qui n'est pas évident...
- Moi, je pense que l'Algérie va terminer première de son groupe. J'ai la ferme conviction que la Guinée et le Cap-Vert vont faire match nul. On doit coûte que coûte aller gagner en Gambie. Ça risque d'être chaud pour nous là-bas parce que je me souviens que lors du match aller, les joueurs gambiens nous ont promis l'enfer. Mais moi, j'ai confiance en mes coéquipiers, je suis sûr qu'ils vont se surpasser.

- Espérez-vous retourner un jour en sélection nationale ?
- L'équipe nationale me manque beaucoup. Je pense toujours à ces moments inoubliables que j'ai vécus avec la sélection de mon pays. Mais tant que cette fédération est toujours en place, je refuse de revenir pour serrer les mains de ceux qui ont voulu ternir mon image auprès du public.

# Posté le mardi 14 août 2007 04:46

Belhadj sort ses griffes de Lyon

Belhadj sort ses griffes de Lyon
Belhadj sort ses griffes de Lyon

Il est l'un des meilleurs gauchers du moment, «le meilleur gaucher que j'ai vu depuis vingt ans», dixit Alfio Basile, le sélectionneur de l'Argentine. Un bel hommage, même s'il est teinté d'un tantinet d'exagération propre aux Latins. Nadir Belhadj ne laisse certainement pas indifférent. S'il a su se faire remarquer dès les premiers mois de sa présence en Ligue 1, de surcroît avec Sedan, dernier au classement et auteur d'un début de saison catastrophique, c'est que notre gaucher national n'est pas gauche. Il s'était si bien fait remarquer qu'il a été engagé par l'Olympique Lyonnais, six fois champion de France d'affilée, régulier dans les tours avancés de la Ligue des champions et membre du G14, l'association des 18 plus grands clubs d'Europe. Ce n'est pas seulement une promotion. C'est une propulsion !
Mardi 14 août. Il y a du monde autour de Tola Vologe, le camp d'entraînement de l'Olympique Lyonnais, situé face au stade Gerland, sur l'autre côté de l'avenue. Il fait beau et un peu chaud. La séance d'entraînement commence par une longue course à pied que les joueurs, scindés en trois groupes, effectuent autour des terrains. Belhadj figure dans le groupe des plus jeunes où figurent, entre autres, Ben Arfa, Benzema et Bodmer. C'est le groupe le plus rapide au sein duquel Benzema imprime un rythme soutenu digne des courses de demi-fond. Belhadj paraît fatigué (il ne s'est pas reposé depuis une année, nous a-t-il expliqué), mais il s'accroche jusqu'au bout. Il s'accroche à ce TGV nommé Olympique de Lyon, au train rapide mené par un club qui vise toujours à aller plus vite à monter plus haut et à être plus fort. Toute la détermination de l'Algérien est dans son visage dégoulinant de sueur, mais resté imperturbable. Il est bien dans la course, bien dans le rythme du plus performant des clubs français depuis quelques années. Cette course de mise en train physique résume à elle seule le pari fou qu'il s'est fixé : se faire une place à l'Olympique Lyonnais, ce club qui, ces dernières saisons, a constitué un tremplin de choix pour plusieurs joueurs, aujourd'hui dans de très grands clubs. Kanouté (Tottenham, puis FC Séville), Edmilson (FC Barcelone), Essien (Chelsea), Mahamadou Diarra (Real Madrid), Abidal (FC Barcelone) et autres Malouda (Chelsea) se sont tous distingués à Lyon avant d'aller briller ailleurs. Cela ne donne-t-il pas des idées ? Assurément et légitimement. Durant les exercices avec ballons qui suivent la course à pied, Belhadj joue, court, tacle, saute, glisse, dribble, certes avec un relent de timidité, vu qu'il est encore impressionné de côtoyer quelques uns parmi les meilleurs joueurs du monde, mais sans aucun complexe. Les supporters, massés derrière la barrière et le grillage, apprécient et applaudissent. Pour le podium des gestes techniques de la séance, celui de l'international algérien soutient largement la comparaison entre une très belle talonnade de Juninho et un lob de l'extérieur du pied gauche en extension de Källström : un contrôle dos au but, suivi d'un lob dosé (et osé) du pied gauche qui a failli tromper le gardien de but, lequel a légèrement effleuré le ballon pour le détourner sur la transversale. Un «oooh !» d'admiration est lancé par la foule. Belhadj est déjà adopté par les supporters qui, déjà lors du match entre Lyon et Sedan à la fin de la saison dernière, lui avaient réservé un accueil touchant au stade Gerland. Cela le met comme un Lyon en cage, pressé de sortir pour tout avaler. Objectif à court terme : gagner sa place.

Objectif à moyen terme : progresser et aspirer à mieux. Objectif déjà atteint : il s'est donné les moyens d'atteindre ses objectifs...


«Juninho et Cris auraient aimé m'affronter à Montpellier»

Nous étions venus vous voir à Sedan, le mois de décembre dernier, dans un club qui était lanterne rouge du championnat. Six mois après, vous vous retrouvez à l'Olympique Lyonnais, champion de France en titre. Qu'est-ce que ce changement radical vous fait ?
Cela fait vraiment plaisir d'être dans un tel club, avec de nombreuses stars. Cela se passe très bien pour moi. Je me suis très bien intégré. Maintenant, il faudra que je travaille beaucoup pour avoir une place dans l'équipe. En tout cas, je suis content d'être là.

L'accueil de vos partenaires, du staff technique et des supporters a-t-il été à la hauteur de vos attentes ?
Tout le monde m'a très bien accueilli. On m'a très vite mis très à l'aise.

Vers la fin de la saison dernière, il y a eu une polémique à votre sujet lors du match Lyon-Sedan : votre entraîneur ne vous avait pas titularisé et on avait interprété ce geste comme une crainte que vous ne vous donniez pas à fond contre Lyon qui allait être votre futur club. Comment avez-vous vécu cette polémique ?
C'est vrai que beaucoup de gens avaient interprété ainsi la décision de l'entraîneur de Sedan. En vérité, ce dernier ne m'avait pas aligné pour la simple raison que j'étais fatigué, sans plus. D'ailleurs, lors du match précédent contre Toulouse, je n'avais pas été brillant. C'est pour cela qu'il m'avait laissé sur le banc contre Lyon. Je n'ai pas mal pris la chose. Je retiens surtout de ce match l'ovation des supporters lyonnais lorsque j'ai été incorporé en deuxième mi-temps. Je ne m'y attendais pas et cela m'avait profondément touché.

Justement, il y a même eu des joueurs lyonnais qui vous avaient souhaité la bienvenue au club dès la fin de ce match-là...
Oui, effectivement. Sylvain Wiltord, Cris, Karim Benzema et Juninho m'avaient serré la main à la fin de la rencontre tout en me disant être contents de m'avoir comme coéquipier la saison d'après. Lorsque j'ai intégré le groupe, il m'ont effectivement bien aidé. Il faut dire que je suis timide de nature. Cette timidité se ressent parfois dans mon jeu et mes gestes sur le terrain. Je commence tout juste à vaincre ma timidité au sein du club. Cela se passera mieux les prochains jours.

Vous appartenez à l'Olympique Lyonnais depuis janvier dernier, mais vous aviez fait le pari de rester à Sedan pendant six mois afin d'aider le club à se maintenir. Le pari n'a pas été tenu puisque Sedan a été rétrogradé malgré une très bonne phase retour. Comment s'est faite la séparation d'avec les supportes sedanais ?
Franchement, on m'a fait une très belle surprise à l'occasion du dernier match à domicile face à Valenciennes : la direction du club a invité mes parents et toute ma famille sans que je le sache. Cela m'avait fait énormément plaisir et m'a réconforté sur le fait que j'allais quitter Sedan en très bons termes car c'était mon souhait. Le club m'a remercié pour l'avoir servi loyalement et je le remercie en retour pour tout ce qu'il m'a donné, même si je suis désolé de ne pas avoir assuré le maintien. Sedan m'a servi de tremplin pour accéder au haut niveau. Je suis vraiment fier d'être passé par ce club.

Votre désir était de quitter Sedan en laissant votre place propre. Peut-on dire que c'est le cas ?
Oui, car j'ai donné le maximum. Je reste toujours en contact avec les amis que j'ai laissé là-bas. Je suis le parcours du club à qui je souhaite de revenir rapidement en Ligue 1. Je sais qu'il a fait match nul à Grenoble et qu'il a gagné à Niort. J'espère de tout c½ur que cela va bien se passer durant cette saison. Cela ferait mon bonheur car je n'oublie pas d'où je viens.

Vos débuts avec l'Olympique Lyonnais ont été les matches disputés en Corée du Sud à l'occasion de la Peace Cup. Les choses se sont-elles bien passées pour vous ?
C'était une bonne expérience pour moi puisque c'était la première fois que je participais à la Peace Cup, qui nous a fait rencontrer de très bonnes équipes (River Plate et Bolton entre autres, ndlr). De plus, Lyon a remporté le trophée pour la première fois. Il était prévu que je joue deux matches seulement afin de permettre à l'entraîneur de faire tourner l'effectif, mais des circonstances ont fait que j'ai participé à tous les matches (blessures de Muller, Squilacci et Grosso, ndlr). Cela a été bénéfique pour moi car j'ai pu montrer mes talents et j'espère que cela va continuer. Cependant, ce tournoi a accentué l'état de fatigue que je ressens depuis quelques semaines.

Quelle fatigue ?
J'ai joué presque tous les matches avec Sedan, plus les matches officiels et amicaux avec la sélection nationale. Du fait de l'engagement de l'Olympique Lyonnais en Peace Cup, je n'ai eu droit qu'à dix jours de vacances, contrairement à tous les autres internationaux africains. J'ai joué tous les matches de ce tournoi. Là, je commence à ressentir la saturation. J'en ai parlé avec les médecins du club. Nous allons essayer de régler cela afin que j'ai du «jus» pour la suite de la saison.

Avez-vous eu une discussion avec l'entraîneur Alain Perrin sur le poste dans lequel il veut vous faire évoluer, surtout qu'il préconise le système 4-4-2 que les Lyonnais n'ont pas l'habitude de pratiquer ?
Il n'a pas discuté avec moi sur mon positionnement sur le terrain. C'est vrai qu'il aime bien le 4-4-2. Il me connaît bien et il sait que je peux jouer sur tout le flanc gauche. Moi, je fais le nécessaire à l'entraînement et c'est à lui de décider.

Le fait que vous ayez l'habitude du 4-4-2, contrairement à vos nouveaux coéquipiers qui pratiquent depuis cinq ans le 4-3-3, peut-il constituer un avantage pour vous ?
Je ne crois pas que ce soit un avantage décisif car le groupe de l'Olympique Lyonnais renferme des joueurs très forts et professionnels qui peuvent s'adapter à tous les schémas tactiques et il est certain qu'ils s'adapteront. C'est le propre du joueur professionnel de s'adapter à toutes les situations. Personnellement, j'ai joué toute la saison dernière dans le schéma du 4-4-2 et cela me donne un petit plus, mais ce n'est pas décisif.

Vous avez effectué un séjour avec le groupe en Corée du Sud et vous avez commencé le championnat de Ligue 1. Est-ce que cela a déjà créé des affinités entre certains joueurs et vous ?
Cela se passe bien avec pratiquement tout le monde. Je n'ai pas de problème de ce côté-là. C'est vrai que j'ai plus d'affinités avec Karim Benzema, qui est Algérien comme moi, même s'il joue en équipe de France. C'est son choix et il faut le respecter. Il m'oriente beaucoup : il me donne des conseils, il m'aide à me retrouver dans la ville de Lyon que je ne connais pas bien et où je ne connais personne, il me donne des adresses utiles, il me guide... Cela fait vraiment plaisir.

Vous arrive-t-il de parler du bled, surtout que vous êtes tous deux originaires d'Oran ?
Oui, on en discute parfois vite fait. Il m'arrive de lui raconter des anecdotes sur le bled (rire). Franchement, question relations humaines, je n'ai pas à me plaindre. Même Juninho, qui est une star, me prodigue beaucoup de conseils.

En parlant de Juninho, ce dernier loue, dans les médias français, vos qualités comme tireur de coups francs...
Cela fait plaisir à entendre, mais il n'en demeure pas moins qu'il reste le maître des coups de pied arrêtés à Lyon. C'est lui le maestro. Parfois, il m'arrive de rester sur le terrain à la fin de l'entraînement pour travailler les coups de pieds arrêtés. Je suis venu dans ce club pour apprendre et c'est ce que j'essaye de faire, avec mes qualités. Il arrive à Juninho de me donner des conseils sur ce volet.

Vous avez été auteur d'un coup de g... mémorable dans l'entretien que vous nous aviez accordé en décembre dernier lorsque nous étions venus vous voir à Sedan. Vous aviez dit en avoir ras-le-bos des adversaires tels le Burkina Faso et préférer perdre 4-0 contre le Portugal et vous faire ramasser par Cristiano Ronaldo avec la certitude d'apprendre plutôt que d'affronter des adversaires modestes. Aujourd'hui, votre v½u est exaucé puisque vous avez affronté l'Argentine et vous allez affronter le Brésil...
Je ne regrette pas ce que j'ai dit. Pour preuve, vous avez vu ce que nous avons fait lors du match du Camp Nou face à l'Argentine. Certains diront que nous avons quand même raté le match le plus important contre la Guinée. Je voudrais juste dire que si nous avons perdu contre les Guinéens, c'est à cause de l'état du terrain. Nous sommes des joueurs vifs et techniques et un terrain comme celui du stade du 5-Juillet ne nous convient pas. Ramenez-nous la Guinée sur un bon terrain et vous verrez que les choses ne se seraient pas passées de la même façon. Certes, l'état du terrain était valable pour les deux équipes et il ne faut pas se voiler la face et chercher de fausses excuses. Moi-même, j'ai été mauvais dans ce match. Il faudra se remettre en cause.

Il y a quelques jours, Karim Ziani a lui aussi critiqué dans nos colonnes l'état du terrain. Est-ce donc un constat général parmi les joueurs internationaux ? En avez-vous parlé entre vous ?
Nous n'en n'avons jamais discuté entre nous, mais le fait que cela soit dit par plusieurs joueurs démontre que c'est la vérité. Nous jouons en Europe où il y a de très bons terrains et cela nous permet de constater la différence. C'est inadmissible que le terrain du stade du 5-Juillet soit comme ça ! Lorsqu'il s'agit d'un match capital, on ne peut pas se permettre ça. Je dis que les Guinéens ont mérité leur victoire, mais l'état du terrain est pour beaucoup dans notre faible rendement. Sur un bon terrain, les choses se seraient passées autrement. Voyez l'Argentine : à la fin du match, ses joueurs étaient vexés parce qu'ils croyaient nous mettre 5-0 ou 6-0. Cela parce que l'état du terrain nous a permis de nous exprimer.

Avez-vous été surpris d'apprendre, il y a quelques jours, que vous alliez affronter le Brésil ? Comment ne pas l'être ?
C'est incroyable ce qui nous arrive ! Ce sera certainement un match très médiatisé car il y aura en face le Brésil. Ce sera surtout un match utile pour nous car c'est contre ce genre d'équipe que nous pourrons apprendre. J'espère que nous jouerons plus tard contre la Suisse, le Portugal... C'est comme ça qu'on apprend et qu'on se fait respecter en même temps. Jouer contre des sélections africaines n'est pas motivant car nous prenons des coups sans rien apprendre en retour. Contre de grandes sélections, nous sommes motivés. Déjà, même les jeunes joueurs immigrés qui auront à choisir entre la France et l'Algérie seront encouragés à choisir l'Algérie car ils se diront que notre sélection avance et se fait respecter. J'espère que le match contre le Brésil nous apprendra beaucoup et nous aidera à préparer le match capital qui nous attend contre la Gambie.

Une belle prestation contre le Brésil vous consolerait-elle d'une éventuelle élimination de la CAN-2008 ?
Non, car le plus important, c'est le match contre la Gambie ! Il ne faut pas se tromper. Il faut gagner en Gambie. Nous sommes un pays qui aime le football ! A la fin du match face à la Guinée, j'ai été vraiment dégoûté. Nous avions perdu et les supporters, venus nombreux, étaient repartis vexés. Je comprends très bien leur réaction. Je voudrais juste leur dire une chose : nous ne perdons pas exprès. Nous aussi, nous aimons gagner pour leur faire plaisir. Ce que je peux leur promettre, c'est de tout faire pour nous qualifier. En attendant, nous espérons faire un beau match face au Brésil et faire plaisir aux nombreux supporters qui viendront certainement au stade.

Sincèrement, croyez-vous toujours à la qualification ?
Oui, j'y crois fermement. Nous avons prouvé que nous sommes solides à l'extérieur et nous ferons donc notre possible pour ramener la victoire de Gambie.

Avez-vous évoqué le match Brésil-Algérie avec les Brésliens de l'Olympique Lyonnais ?
Oui, j'en ai parlé avec Juninho et Cris. Malheureusement, ils ne seront pas présents car ils n'ont pas été convoqués. Ils sont contents pour moi et sont persuadés que cela donnera lieu à un beau match, entre de grands techniciens.

Samir Nasri et Karim Ziani évoquent parfois entre eux la possibilité d'un match entre la France et l'Algérie. Vous arrive-t-il d'évoquer cette éventuelle confrontation avec Karim Benzema ?
Non, nous n'en avons jamais parlé, mais je souhaite vraiment que nous refassions un match contre eux, à condition que ça ne déborde pas comme la dernière fois.

Savez-vous que vous êtes nominé pour le Ballon d'Or algérien de la saison 2006-2007 ?
Je connais ce trophée, mais je ne savais pas que je suis nominé. Je viens de l'apprendre. En tout cas, franchement, cela me fait réellement plaisir. Je sais que ça ne sera pas facile car il y a de plus en plus de bons joueurs algériens, mais je garde espoir de remporter le trophée. C'est aux votants de faire leur choix et que le meilleur l'emporte !

Un mot pour le public algérien qui, malgré sa déception après la défaite face à la Guinée, est fier de vous voir dans un grand club tel l'Olympique Lyonnais ?
Je tiens à m'excuser auprès de lui pour l'avoir déçu contre la Guinée. Je lui demande de ne pas nous lâcher car nous avons vraiment besoin de lui. Ici, à Marseille ou ailleurs en Europe, on dit que le public de ces clubs est le douzième homme. Pour nous, le public de la sélection algérienne est le vingtième homme ! Lorsqu'il nous soutient, c'est comme si tous les remplaçants étaient sur le terrain. Franchement, ce que font nos supporters est impressionnant. Je leur dis : restez avec nous car nous avons besoin de vous ! Après tout et malgré tout, vive
l'Algérie !




Un gaucher pour faire oublier Abidal et Malouda
L'Olympique Lyonnais était réputé pour son flanc gauche de rêve constitué d'Eric Abidal et Florent Malouda. Les deux ont quitté le club et Nadir Belhadj a la responsabilité de perpétuer la force des Lyonnais sur le flanc gauche. Etant le seul pur gaucher du groupe avec l'Italien Fabio Grosso, cela pourrait constituer un avantage pour lui. D'ailleurs, on parle même dans les médias français de la possibilité de lui confier les balles arrêtées excentrées à droite, même si Juninho a l'habitude de les tirer quel que soit l'endroit sur le terrain.

La Ligue des champions l'impressionne
Belhadj s'efforce de vaincre sa timidité sur le terrain. Déjà, le fait de jouer une large partie du match contre Toulouse l'a aidé à se mettre dans le bain, même si, à l'image de tous ses coéquipiers, il n'a pas été brillant. Son souci est d'être prêt pour la phase des poules de la Ligue des champions qui commencera en septembre. Une compétition dans laquelle un nouveau joueur est forcément impressionné, à plus forte raison s'il a des stars mondiales en face de lui. «Il faut que je sois moins timide sur le terrain, que je joue comme j'ai l'habitude de le faire, sans être intimidé», nous a-t-il confié. Il y arrive doucement.

Fier d'être la fierté des Algériens
«Que disent les gens du bled sur mon recrutement à Lyon ? J'espère qu'ils sont fiers de moi.» Belhadj tient beaucoup à honorer son statut d'international. Il nous avoue qu'il est important pour lui de savoir que les Algériens suivent son parcours et qu'ils le soutiennent dans sa nouvelle aventure. Lorsque nous lui avons dit que le public algérien est de plus en plus enclin à suivre la Ligue 1 française au vu des nombreux internationaux algériens qu'elle renferme, il a ri comme un enfant, flatté. «Je ferai mon possible pour ne pas les décevoir», nous promet-il.

Lyon, c'est grand !
Nadir Belhadj est plutôt un joueur habitué aux villes moyennes (Lens, là où il a été formé) ou carrément petites (Sedan). C'est la première fois qu'il se retrouve dans une grande ville comme Lyon. Un grand club, une grande ville pour de grandes ambitions : depuis quelques semaines, il voit tout en grand, lui qui se croyait tout petit. Il commence à s'adapter à la ville. Bientôt, il emménagera dans un bel appartement de la région lyonnaise.
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# Posté le samedi 18 août 2007 14:06

Modifié le samedi 18 août 2007 14:42

Yahia : «Je préfère prendre une raclée mercredi et aller à la CAN»

Yahia : «Je préfère prendre une raclée mercredi et aller à la CAN»
Yahia : «Je préfère prendre une raclée mercredi et aller à la CAN»

Deux mois après l'Argentine, vous rencontrez le Brésil. Qu'est-ce que cela vous fait de côtoyer en si peu de temps la crème du football mondial ?
Vous dites qu'on joue l'Argentine et le Brésil à deux mois d'intervalle, mais vous ne dites pas qu'entretemps, il y a eu la défaite de la Guinée qui a fait pleurer les supporters algériens. Je vais peut-être vous étonner, mais au jour d'aujourd'hui, je ne vois que le match de la Gambie qu'on doit absolument gagner pour entretenir l'espoir d'une qualification à la CAN.

Ne nous dites pas qu'affronter le Brésil n'est pas excitant...
Si, il l'est, mais il ne faut pas que cette rencontre sorte de son contexte sous prétexte qu'on aura de grands joueurs en face. Ce match sera une préparation à celui de la Gambie, ni plus ni moins. Affronter Ronaldinho ou Kaka ne m'intéresse pas outremesure, c'est ce qui vient après qui m'intéresse car je refuse de croire un seul instant que l'Algérie n'ira pas à la CAN pour la deuxième fois consécutive. Vous voulez que je sois sincère avec vous ? Je préfère prendre une raclée mercredi et aller à la CAN.

En avez-vous parlé avec vos coéquipiers de l'équipe d'Algérie ?
Non, mais on doit se parler durant le regroupement qui précédera le match. Il n'est pas question de vouloir briller à tout prix face au Brésil. Il ne faut pas se tromper d'objectif, le nôtre, c'est d'aller au Ghana en janvier.

En êtes-vous capables ?
J'en suis même convaincu. A partir de Bochum, je suis de très près le championnat de France, notamment les matchs où mes coéquipiers de l'équipe d'Algérie sont concernés. J'ai noté que tous les joueurs sont en forme en ce moment, d'où ma conviction que notre équipe est capable de gagner en Gambie.


Il rate le mariage de sa s½ur
Au cours de l'entretien qu'il nous a accordé, Anthar Yahia nous a appris que sa s½ur se mariait aujourd'hui dimanche à Sedrata, mais qu'il était dans l'impossibilité d'assister à la fête. Il a donc tenu à la féliciter à travers notre journal en lui souhaitant beaucoup de bonheur. Le collectif du Buteur se joint aussi au bonheur des Yahia en cette heureuse occasion en félicitant les tourtereaux.


MOI AUSSI JE LUI SOUHAITE BEAUCOUP DE BONHEUR .
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# Posté le lundi 20 août 2007 03:45

Modifié le lundi 20 août 2007 03:56